Nathan Fake bientôt à La Réunion : voyage aux confins de l’electronica

& Alyssa Maryapin

L’Anglais a traîné ses machines dans les clubs et les festivals du monde entier, mais a-t-il déjà fait escale à La Réunion ? Jamais, à notre connaissance. Pour notre plus grand bonheur, ce producteur aux allures de doux rêveur clubber sera dans le chef-lieu le jeudi 8 octobre, où il performera dans le cadre de Cosmic Circus, le nouveau rendez-vous mensuel d’Electropicales.

D’abord, un mot sur le concept. « C’est quoi Cosmic Circus ? », entend-on par-ci et par-là. Eh bien Radio Coco, en tant que webradio issue du giron d’Electropicales, a dans ses tuyaux quelques éléments pour éclairer vos lanternes.

Cosmic Circus, c’est le nouveau rendez-vous mensuel dionysien qui réunit des DJs talentueux·ses de la scène locale aux côtés d’un·e invité·e de renommée nationale ou internationale. À chaque édition, sa planète et son univers. Tout le challenge sera d’embarquer les Réunionnais·es dans ce voyage sonore et de créer, le temps d’une soirée, une petite parenthèse hors du temps.

Who is Nathan Fake?

Yes, he is English ! Premier guest d’une série de neuf soirées, Nathan Fake débarque à La Réunion quelques mois après la sortie d’Evaporator, son septième album, paru en février 2026 sur le label français InFiné.

Nos lecteurs d’âge mûr le savent : le Britannique est dans le circuit depuis déjà 25 ans et sa cote auprès des programmateurs n’a pas franchement faibli. En mai dernier, il était notamment à Nuits Sonores, à Lyon, pour un live audiovisuel capté par ARTE Concert.

Mais s’il fallait vous présenter rapido les esthétiques de Nathan Fake, disons qu’il navigue quelque part entre electronica hypnotique, ambient, techno minimale et progressive, IDM et sonorités psychédéliques. Une musique expérimentale qui aime faire planer très haut sans oublier le dancefloor.

« The Sky Was Pink », un succès planétaire

C’est par cet hymne pondu au début des années 2000 que le jeune producteur anglais attire l’attention de James Holden, alors jeune patron du label Border Community. En 2004 sort « The Sky Was Pink ». Holden en signe un remix qui va propulser le morceau sur les dancefloors et en faire l’un des titres emblématiques de la progressive house et de la techno mélodique de cette époque.

Le succès est immense, au point de devenir presque encombrant. Pendant longtemps, une partie du public vient voir Nathan Fake en attendant surtout ce morceau-là et cette version-là, celle de James Holden.

Plus de vingt ans après, heureusement, Nathan Fake compte aussi sur sept albums, des centaines de dates et les explorations du Britannique continuent de séduire son public.

Fin août 2026, il dévoilait « Caldera », nouveau morceau beaucoup plus nocturne et tendu après la lumière d’Evaporator. Percussions bancales, kicks désaxés, synthés qui semblent glisser sous les pieds :  Fake replonge dans quelque chose de plus volcanique. Et, hasard particulièrement bienvenu pour une escale réunionnaise, le morceau annonce un nouvel EP de quatre titres attendu le 23 octobre prochain chez InFiné.